Pourquoi
Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais! Je n'arrive plus à me souvenir. Mes yeux aveugle, ma bouche vomit. Tu bouffes ma haine, mon corps qui pourrit. Je n'trouve plus ma place dans son plaisir. Il m'a pompée les restes d'innocence. La mauvaise herbe semée dans son ventre... J'n'ai ni remords ni regret. J'n'éprouve plus rien pour personne. Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais! Le regard vide et le coeur blanc. Je me voue, tu vois, mais fait semblant. J'ai appris à rester sèche et seule. La main absente a volé l'émotion. Je n'arrive plus à avoir de dévotion, ni la putain de célèbre affection. Et quand j'obtiens tout c'que je veux, j'n'en veux plus, me lasse, et le détruis. Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais! Tu vois, c'est plus fort que moi, mais toi, tu n'y échapperas pas. La vie, comme tu la vois, est, chaque jour, différente pour moi. Tu aimes autrui et tu partages... Je crois que moi je n'connais pas. Viens et approche-toi de moi! Sens l'enfer grandir en moi. La salope prend tout, elle aime, elle utilise. Chienne, pourquoi...? Tout ce qu'elle commence, elle ne le finira jamais.
La chair et le sang
Berce-la! Dans son ventre, petite fille, petite pute. Il est entré, visage obscur, mâle impur. Plus près de toi, laisse pénétrer ses doigts. Elle est sale. Elle a mal. Fenêtres et portes sont fermées, il est entré. Aime-le! Famille sacrée, fermée. Comme une messe, rituel régulier, chaque soir la porte s'ouvre. Maman! elle avait pourtant fait son lit. Maman! Ses draps, son lit sont souillés. Maman... ! Donne-toi à lui ses remords sont des frasques, il te déflore. Donne-toi, mais cri pas trop fort! Ses sales doigts ont taché ton corps. Encore, il te touche, tellement, ta peau est douce.
A la droite de dieu
Salope sourit, trahit, détruit, sale pute. Juste un morceau de ton cul, salope, j'en veux juste un pour pouvoir le brandir, l'asseoir, le voir pourrir à la droite de dieu et le savoir mourir... Une partie de ta luxure. Copule, c'est sûr ta pute simule, s'assume. Place-toi dans la cabine, la boite à confessions. Dis-lui que tu signes et dévoile ta passion. Montre-lui tes ruines et baisse ta culotte. Salope! Idéaliste, opportuniste, anorexique et boulimique, je me nourris de ta peur pour pouvoir la vomir. Mon coeur se vide rongé de mauvais bonheur. Je vis à l'intérieur de la vermine sous la poudre et l'artifice que tu ne peux dissoudre Salope! Je mens, je mens tellement. Comprends, comprends-moi. Je mens tellement. Comprends-moi. Je suis ma création. Je suis mon ambition. Je suis ma création. Juste ta fiction! Comment, comment pourrais-tu savoir? Comment, comment pourrais-tu m'avoir? Comment, comment es-tu sure de moi ? Comment, comment pourrais-tu me croire? Comment, comment... ? Croire!
Le mâle
Naître et paraître sont donc les mots clefs de l'homme. Calculer, chérir l'image que l'on lui donne. Faire naître et mourir. Paraître et souffrir. N'émettre un soupir. Aux lois obéir. Son sexe chérir. La femme assouvir au moindre plaisir du mâle empire. Non! L'homme ne sera pas plus homme! Faire paître et vomir. Né maître et sourire. Par être souffrir. Aux lois d'obéir. Ton sexe chérir. La femme applaudir, ne plus l'amoindrir. Du mâle transpire. Non! L'homme ne sera plus inhumain! L'homme ne sera pas plus homme. L'humain restera sombre et malsain. Demain.
Des hommes bons
Rage! C'est une ranc½ur exacerbée, une intime colère, qui me pousse à cracher ses mots à terre. Naïve, j'ai longtemps cru que la violence ne servait que la violence. Mais force est de constater, encore, que la loi du plus fort est toujours d'actualité. Tout est prétexte à frapper, écraser, humilier, celui qui n'a rien demandé. Sang pour sang pur-sang blessant, l'oeil pris par le sang... L'oeil injecté de sang! Mon esprit pour toujours marqué, de mon visage masqué du sang qu'un gars maqué a libéré, tiqué d'un soit disant manque de respect! Ainsi faut-il penser face à cet homme dont la vie est célébrée ! L'oeil injecté de sang! Sang pour sang pur-sang blessant, l'oeil pris par le sang... L'oeil injecté de sang! Homme mystifié, acte non justifié. Quoi que l'on fasse la haine emporte toujours l'homme! Quoi que l'on dise la haine emporte toujours l'âme! L'homme... L'âme...
Dévore
Dors, je veille sur toi. Déclenche ce sommeil réparateur et ouvre ton coeur. Laisse moi entrer dans tes rêves et songe au bonheur d'être l'acteur de tes fantasmes. Aucun marasme, mais un spasme des muscles érecteurs, je suis le moteur. Encore, un effort, je veux que tu sois au plus profond de moi. En moi, c'est ça. Laisse toi aller et venir. Respire, construis un empire, pour ton vampire, et ne pense pas à notre devenir. Demain c'est loin. Mord... Oui, mord, et dévore pléthore de vices et glisse ta faim en prémices de tes mains. Moribond ! Sale con ! Vas-tu renaître, cicatriser ? pénètre. Ma fleur du mal se sent mâle. Mort. Et vide de vie, de toute envie. Je revis car je suis au creux de tes bras. Putrides sont tes pensées, tétaniques sont tes actes. Frissons factices. Je m'enlise dans le malsain. Dévore... Mort, mord,...
Autopsie
Assez. Masquée la conscience est. Par autrui toujours trompé. Toi qui m' as menti, trahi. Écoute ces mots et subis. Encore une nouvelle autopsie de notre société que tout le monde s' accorde à haïr, à critiquer. Il est bien beau de parler mais avant il faudrait agir, essayer au moins de construire plutôt que démolir. De nos jour le rebelle est dans la norme, avoir l' air d' un fou, être violent est à la mode, fils du métal ou enfant des cités, ce qui compte ce n' est pas c' que l' on paraît mais ce que l' on est. Assez. La vie n' est qu' un immense théâtre, ou tout le monde joue un rôle, et bien souvent en coulisses, une déception amère l' emporte. Tellement de parure pour si peu de grandeur d' âme à en croire certains une étincelle est une flamme. Se cacher dans une attitude qui tombera un jour ou l' autre. Se mentir à soi même c' est avant tout mentir aux autres. Avoir le courage de regarder dans le miroir son vrai visage et accepter de le voir. Assez.
2° Album (2002) : Samantha
Samantha
Choyée, Samantha pleure. Choyée, Samantha meurt. Sonne & assomme encore Samantha. Elle n'y croit plus. Ecoute ton coeur s'encrasser comme leurs machines. Ton corps ne servira plus. Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent. Samantha pleure. Cette douce chaleur te tient en laisse. Par la corde saigne. Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond. Ta chair est nue. Bois, tu l'emplis. Enfant caresse le. Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou. Tout devient lent. Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'ame saoule. Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l' ame seule. A nos pères qui êtes absents... Délivrez-nous du mal... Je vous salue Marie, pleine de grâce. A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation. A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : la bête et l'agneau ne font qu'un. Craque sa tête. Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine. Coule ! Sperme et poussière. Il Crache ses plaies. Poupée chiffon... La nuit est sourde. Samantha s'en va. J'attends mon tour. Dorment les cris. J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé.
Des cendres
Ton coeur pend au-dessus de ma tête. Toi l'amant, il ne reste qu'une miette de ta peau douce presque adolescente. La mouche tournoie, elle n'est plus patiente. Poussière chaude veut me faire tousser. Mes mains ne cessent plus de penser. Mes yeux ne veulent plus baver. Juste que c'est pas moi qui l'ait tué. Tête fait mal, gouffre avale, c'est un sol sale. La sens-tu brûler? Corps bancal, toi qui tombe. Te noyer gorge violée. Essaie parle! Viens te perdre dans le creux de mes reins. J'aime ton sang sur mon corps. Mange ton coeur dans mes mains. Je n'ai rien pu cacher dedans. Je ne fait que te regarder. De mes mains... Te noyer! Laisse-toi boire par les grands secrets des anges! Laisse-toi croire que tu m'as rendue sale. Laisse-moi te voir faible dans un corps qui penche. Laisse-moi avoir le choix que tu n' aies plus jamais mal. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal... Un pantin ivre, pour un maître avide. Toujours sourire pour moins dormir. Et te tuer juste pour rire. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal.
Encore
Encore, encore un autre génocide. Encore un blackos shooté dans le bide. Encore un mec qui n'a pas suivi le guide. Encore et encore. Un autre lendemain glisse vers chaque fin de soleil. Les coeurs palissent, un oeil se plisse comme pour ne plus jamais s'ouvrir. Soupir d'indifférence, cette fille, par chance, prend donc naissance. A tout heure fait sa loi, l'humain se noit, se croit, encore une fois, l'être unique, langue plastique, l'immortel qui n'aura jamais plus mal au corps. Encore un autre lendemain... Les images frappent, claquent ma caboche. D'une croix je coche quand je croise la mort et sa foche. Sur la toile succombe ma planète. Bon de jambes tombent. Résonnent les trompettes, mort se fête. Maisons de passes pullule, cassent des vierges prises pour des garces sans pillule. Des races s'effacent. Le délit de sale ganache marche encore : laisse des traces sur des gosses morts. Encore un autre lendemain... Un bastos dans le bide, une femme qu'on assassine, un peuple qu'on extermine, un gosse couvert d'acide. Encore, encore, non! Encore!
Volée
Quelle puissance ! Corps sur moi, je m'éloigne. Indécence, sales ses mots m'ont déchirées ; ma langue saigne. Quelle défense ? J'oublie mes sens, mes conforte dans mes maux. Et mes yeux se souviennent. Il a ouvert les portes. Le roi déshonore sa reine. Les cris de nos deux corps... Les jambes sont étendues. Une absence... Ma vie s'était suspendue. Sa violence lentement m'efface, me saccage et me pose. L'animal se déchaîne. Mes souvenirs s'en moquent. Je subis l'hôte et sa haine. Les plis de nos deux corps, morts. J'essaie d'en sortir, de m'aimer, de sourir. Sa joyeuse tendance acide m'offre des minutes placides. Je me tourne une fois, deux fois : je prend le rythme qu'il m'octroie. Il enfonce de ses mains ; il permet la chaleur à l'abîme encore abimée. Il invoque. Je chuchote sa mort autant que la mienne à l'instant. Oui... Il me vole. L'amant s'adonne à ses rêves et plus aucune trève jusqu'au bonheur ultime de son odeur humide sur ma peau. Puis l'écume de son effort est bue par ma bouche qu'il entrouvre et qu'il force. Mais l'éphémère te possède. Tu me rend froide, neutre... morte.
Le projet humain
L'arbre s'affaisse au murmure de l'oeil qui chuchote à la bouche, offense, faute, simple secret. Ça avance comme un flot de méthane. Empourprant ma gangrène des pieds jusqu'à la tête, je suinte, je saigne, pour vous ma race humaine qui s'est endormie au coin du monde. Immonde est le reflet du péché trop lourd à porter, donc je le porte. Je suis l'enfant choisi, conquit, né sur sa terre promise soumise à mon fouet qui lacère les chairs perdues s'étant détournées du droit chemin qui est le mien. Veux-tu encore m'entendre geindre & me plaindre... Non. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore dans l'air putréfié et chaud. Car bientôt je viendrais vous sauver. Ma couronne d'épines insérée dans la tête, moi, assidue, j'obéis au grand maître et je lèche à en perdre mon haleine presque morte, je suffoque, je m'étouffe en étant à sa droite, mais soit. Je visionne comme un film chaque vie qui défile, trie et parfois imagine. Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend-ta mort. Ton corps s'endort dans ma venue indolore. Et je me saigne aux quatre veines, aux quatre sangs, pour que mon auréole devienne diadème et qu'un jour, scintillant, il devienne bien brillant. Dormez tranquilles, impassibles, car du haut de mon trône, moi, je vous conditionne. Moi, je vous conditionne! Toi, mélasse, prélasse-toi, traîne-toi encore, attend ta mort, implore. Ceux que tu adores, te tendent la main et te laisse à ton sort. L'ironie du sort? Le sort! Enfant, assieds-toi contre moi, en moi. Je suis partout, j'ai soif. Viens dans mon viol. Ton ame prend feu. Je suis celui qui pompera ta vie.
AnimadVersion
Tu aurais du ressentir en toi, une nouvelle perception, un nouveau regard, avide de savoir, grandissant & cherchant en toi c'que jamais il ne trouvera. Tu refusas d'y croire, retenant physiquement, c'qui n'avait pas sa place en toi, c'que tu n'voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là. Être là. Nous ne verrons plus jamais à deux, débarrassés d'une incision à la lame. L'extraction aura quand même lieu, des hurlements stridents emplissant ton âme, laissant tes yeux secs, pas une larme. Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool, de fumée, déjà maculé de ton sang impur, sa première sensation se pesant comme une vision, une impression, la folie derrière les murs. Tu ne lui donneras jamais le sein, tout ce qui pouvait te raccrocher à lui n'était rien, laissant cette graine jetée à terre inconsciemment, se développer comme la gangrène ne pensant pas que par l'enfance, la vie d'un être est déterminée. Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre ce ventre céleste & son contenu maudit. Sais-tu c'que peut être une vie à subir, nourrit aux racines d'un amour létal, croire que tu vas venir? Cris, violence & non-respect de l'être ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une rancoeur amère, toujours aussi présente. Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. Plonge tes mains dans mes larmes blanches, nage au sein d'une volute d'abominations, de laideur, de carnage. Goûte dans ma bouche, l'arôme amer de l'ennui. Toutes ces tortures qui hantent mes nuits. Entends de mon ouïe, ces notes mélancoliques, mes grincements de dents, cette musique symbolique. Regarde dans mes yeux, une vision troublée du vrai visage de l'homme angoissant, torturé, touche, de mes mains, tes joues humides. Une douce peau parfumée qui finira putride. Ressent ce liquide qui frappe tes tempes, rougit mes yeux, mais pourtant, alimente le coeur du nourrisson comme celui du vieux t'épousant dans la chair, les bosses, les creux. Tu peux le percevoir, le sentir ruisseler, c'n'est plus la peine de croire. Non, je ne peux pas oublier! Non, je ne veux plus oublier! Un déséquilibre profond flotte en moi, écarquillé, vitreux. Je dois être déchiré, je ne sais plus vraiment c'que j'fais. Ta gueule est tuméfiée. Que dire, pas grand chose, tout ça devait arriver. L'important, au fond, c'est de crever l'abcès, hurler, extérioriser, en morceaux t'enterrer. Le sang épais & chaud galvanise mes mains. Mon coeur, par terre, emprunte le chemin qui mène à l'horreur d'une excitation morbide, les yeux brillants, le regard matricide. Ce soir, tu m'as mentit encore une fois... Tu avais dit que tu rentrerais tôt. Mais la terre dans ta gorge me laisse croire que, maintenant, tu ne rentreras plus. Je construits des abysses, c'est si beau, quand c'est au fond de la peau. Que je l'aime ton doux regard qui plisse... C'est si beau quand je défonce ton cerveau.
Entends-tu les pas
Entends-tu les pas de celui qui vient te prendre à terre te jeter, en toi s'épandre. Ses paroles douces et chaudes à l'instar de ces mains. Glissent sur tes hanches, subliment tes reins. Son regard perce, le soir, les miroirs de ton âme. Tes plus honteuses pensées, tes désirs, ta flamme. Sa langue, choquante, ne peut point décevoir. Rafraîchissant ta peau, la pointe de tes seins. Androgyne sexuel aimerait,une fois au moins,entrer dans ce corps.... qui peut recevoir une pléthore de caresses, aussi brûlantes, que glacées. Le goût du miel, a celui du sang mélangé. Ses yeux prennent soudain, l'expression d'une catin jamais rassasiée, dévorée par la faim. Déposes dans tes fines mains le pouvoir phallique. Les gestes se font divins, les regards diaboliques. Brutalités et onctions, à outrance, mêlés, autant d'invitations à un viol partagé. Exhibitionniste et voyeur à la fois, avant de caresser par tes formes excité. D'une raideur caudale fait léviter ces draps qui se jouent des cambrures, aimant ton corps déguiser, délice, le gourmand orifice. Ce jardin mystique, où il aime à s'enliser; il glisse sur le chemin de tes cuisses puis pose ses lèvres sur les tiennes... trempées. Sent tes cuisses, autour de sa nuque tressaillir. Voluptés occultes, offrandes outrageuses, hurlement implicites entre effroi et plaisir. Dominer, se soumettre dans une scène scandaleuse. Le remugle utérin devient alors le plus doux des parfums. Bien plus froid que la mort. Ce mal en toi, n'est pas là pour saillir, obscène, veut palper ton esprit, tes plaisirs. Puis sentir d'une exquis spasme vaginal, le funeste sentiment d'une jouissance fatale...
3° Album (2004) : Sôma
Méléna
Une jupe éponge de sang, méléna aime
J'aime boire l'eau chaude et rance de méléna
Une pulpe de fond mangée, méléna aime
Phlègmon rèctal jouet de méléna
Lit d'insultes abyssales, méléna aime
J'aime croire que méléna ne souffre pas
Elle aime se voire quand elle éclate et qu'il
Frappe, soigne,empoigne, canal anal
Méléna mène la lame sans male
C'est qu'elle aime à
Résoudre et laminer son mal
Sentir son ame en elle
Séquelles de l'aine elle a
Malmène son élément de fiel
Ce qu'il aime aima
Dissoudre les fèces, plaisir oral
Méléna se mele,
Emmène la moelle au mélange mélasse de miel noir
Chienne au flanc purpura, méléna saigne
Mixions sanguinaires plaisent à méléna
Chaine de hanche scisela, méléna saigne
Surplus de chair trou de méléna
Déchaine ses veines externes, méléna baigne
Fluxion solide abcés de méléna
Elle s'asseoir si elle écdarte ses cuisses
L'araignée creve sur la toile qu'elle a tissé
Frappe, soigne, empoigne, canal anal
méléna mène la lame sans male
C'est qu'elle aime à
Résoudre et laminer son mal
Sentir son ame en elle
Séquelles de l'aine elle a
Malmène son élément de fiel
Ce qu'il aima
Dissoudre les fèces, plaisir oral
Plaisir oral
Sage femelle méléna met bas sur il
Séme ses selles, miasmes d'une si belle idylle
Méléna nous aime, frappe, saigne, empoigne
Sait qu'elle a mal
Méléna sème les larmes sans armes
Souille les orifices que l'on convoite en coulisse
Ecarte ses cuisses
Méléna murmure, supure, se saliver
Sur l'objet fécal, amalgame anal
Méléna se mele, emmène la moelle au mélange mélasse de miel noir
Crucifère
Je ne m'entends plus
Je ne m'en sors plus
Aide-moi rien qu'une autre fois
J'ai mâché mes mains
Je ne sens plus rien, éteinds moi
Je sais la vérité, l'ai toujours honnorée
Je sais la vérité je l'ai toujours détèstée
Non, je n'veux plus m'asseoir, non
Ma vie n'était qu'un rêve
L'amertume s'amoncelle
Je prie d'être irréelle
Nos veines ruissellent
Envahissent ma tête et je crêve
J'ai cassé la beauté, effacé, gratté, cessé d'exister
Non, je n'veux plus m'asseoir, non
Plus envie de te voir prés de moi, non
Enclin disgratieux
J'irais brûler mes ailes
Mutation corporelle
Je m'aime facétieuse
Démons malins galoppent
Si beaux sur leurs chevaux m'enveloppent
Enlevez-moi
L'armée d'infidèle me saisira
Assise
J'ai sali les amants de ma langue de serpent
J'ai enflammé nos chairs avec nos amours passées
J'ai pleuré les avants, la rage des pères
J'ai brûlé nos bancs, de toute ma haine je me lève
Rien envie du sien de bien
Rien envie de moins de bien
Plus envie de nos devoirs làs-bas
Plus envie de te voir prés de moi
C'que tu n'peux sentir
Tu n'as pas compris
Tout c'qui m'fait languir
Tu n'as pas compris
La vérité, tu n'l'as pas comprise
M'a rattrapée, tu n'as pas compris
J'y crois encore !
Détruis moi
Tu n'es pas mieux que moi
Si c'est ton jeu détruis-moi
Tu n'es pas mieux que moi
Mange les restes dans la poubelle
Mais vomis pour que tu sois plus belle
Est laide quand elle est sur scène
Elle se moque de tout même
Quand il la saigne
Lève-toi!
Ces gens parlent si bas
Lève-toi!
Ne les entends pas
Mais je les écoute
Laide a un doute
Ils ne me connaissent pas
Mais crachent 13 fois
Je connais bien mon rôle
Et j'ai besoin de toi
Tu n'es pas mieux que moi
Salis-moi, ne me néglige pas
Tu n'es pas mieux que moi
Qui suis toi tu ne t'aimes pas
Tu n'es pas mieux que moi
Si c'est ton jeu détruis-moi
Suceurs, tout est dans ma bouche
J'en suis la souche
Votre venin est si doux
La grosse ne crachera pas
Tes ongles sont si sales
Ton vernis craque, elle quelque fois
Aurais voulu être elle
Quelques joies pour quelques peines
Elle sans visage, ne donne pas son âge
Le regard sagement dérobé
Elevage des âmes, plein corsage
Quel corps vais-je vendre aujourd'hui
Choisir je ne saurais
Mais pour eux le mieux serais
La peau nue de ma poupée
Si souvent je la porterais
Vous pourrez alors cracher, détruire, voler, me saccager
Sous elle je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous? x3
Sous elle je ris si fort que peut-être étais-ce vous?
Sous elle je cris si fort
Sous elle je ris si fort
Sous elle je vis si fort
Sous elle je prie si fort
Sous elle je gis si fort
Sous elle je ris si fort que peut-être m'entendrez-vous
Sous elle je cris si fort que peut-être la tueriez-vous
Elle sans visage, ne donne pas son âge
Le regard sagement dérobé
Elevage des âmes, plein corsage
Quel corps vais-je vendre aujourd'hui
N'est pas sans rappeler demain
Je regarde le sang sur mes mains
Beau paysage
Septum lucidum
Mes veines se fendent et les foies se démangent
Mon gosier est sec, se plaint lors la bête est là
Creuse sans ses mains, l'estomac baigne et me demande
Si les cancers mangent encore dans ma tête
Je me fais muette, je ne voudrais pas qu'il s'inquiète
En miettes
Liquéfaction des masses bosseuses
Quand les rongeurs rongent...
Plus personnes ne s'étonne quand quelques doigts me trépanent
J'ai mal au crâne!
De circonvolutions en putréfaction
Les vampires se prélasses
Je me tords et convulse
elle révulse mes yeux
Me montre ce corps dans la glace
Je n'y ai plus ma place
De nombreuses vies m'épuisent de l'intérieur
Traversée, consumée, je suis lasse d'attendre la mauvaise heure
La vermine se pâme s'admire
Devant le bel encéphale
Dieu me laisse à apprendre
"ma chair est vraiment viande"
Mon enveloppe filandreuse se questionne
Docteur qui grogne dans mon corps vide et résonne
Je ne comprends plus quand il parle
Mes sens s'absentent et la tumeur se régale
J'ai mal au crâne!
Comment te dire
Et si toi tu te fâches et si moi je me lâche
Mes pilules au bon goût facile ma bouche sera docile
Laisse moi
Traque et ne blesse que moi
Laisse moi vide
J'ai si peur
la peur est faiblesse elle ne tue que toi
Quand il meurt
La bête ne pleure pas, rit toujours en toi
J'ai si mal
Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi
Quand il pleure
La bête ne pleure pas
L'½il au centre ne s'ouvre plus ne sait plus
Si je mens encore ou si je ne m'aime plus
A l'intérieur la crise rugit, furie se fige
les sons insufflent aux souffles des c½urs
Pense:
"je t'avertis quelqu'un te prend, je t'avertis quelqu'un te ment"
Combien te temps, combien de temps
Combien de vents passeront encore sous silence
Combien de fois tomberont mes dents molles
Mes rêves m'appellent se mêlent toujours c' est sourd
Ma vie l'intéresse, les nuits suicides se succèdent
Prenant le pas sur la cure qu'on me plaide
Les maux ne seront jamais sages
Je suis l'âme des pères maîtres qui te vit, celui qui te sent
Ma fille voila ton héritage
Je suis celui qui marche au c½ur de la tête, celui qui te vend
Les maux ne seront jamais sages
Moi le marchand de chairs faibles je te prends quand tu m'invites je suis toi et tu es moi
Enfant vient m'embrasser tendrement
J'ai si peur
La peur est faiblesse elle ne tue que toi
Quand il meure la bête ne pleure pas rit toujours en toi
J'ai si mal
Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi
Quand il pleure
La peur est faiblesse elle ne tue que toi
J'ai si peur
La bête ne pleure pas rit toujours en toi
Quand il meurt
Les maux sont faiblesses et ne tuent que toi
La bête ne pleure pas, vit toujours en moi
Traque et ne blesse que moi
Traque et ne blesse que
Moi
Traque et ne blesse
Le fruit des anges
Moi le fruit des autres, des autres
J'implore mon effort, effort
Mon effort , j'implore
Envie d'être une autre
fille du vent prend l'air du temps
remonte et descend le courant
suspend l'instant , suicide latent
bonsoir les anges insolents
attendrie, mes enfants sanglotants je m'enfuis
Sors de ma tête , entre dans ma bouche
L'orifice est louche mais l'idée fort louable du désir palpable
D'une résurrection, me glace casse le fond, ma destruction
Une prise inconsciente une incision
Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue
Mon sucre de mort
Le nez dans la fosse, le doigt jusqu'à l'os
Je rend tes paroles à qui les boira
Mussant mon enfant mon erreur et glisse sous ma langue
Mon sucre de mort
Enfermant l'enfant dans son c½ur et glisse sous sa porte
Quelques mots de mort
Mot__parle__sois sage__bébé__tue__larmes
Dors__calme__trop mal__demain__vous aimes
Ciel__pleure__les anges__adieu__maman.
Ma porte est fermée, qu'est c'que tu as fait
Je force, je force, elle s'ouvre
Elle est là, elle meurt, devant moi
Pourquoi, tu as fait ça.
Infini
C'est là, c'est là que tout recommence
Étranges murs sussurent à nos oreilles
Elle est là attend l'éveil
Mais tout a commencé et tout recommence
On a caché quelques morceaux de tête
Dans sa boîte, bien intacts et mangeables
Je déteste rendre sur elle je fixe sa bouche
Bientôt je sors ma langue nécrophores
Ils adorent épier, regarder, examiner
Si rien a bougé, ne te réveille pas
Ceux qui marchent dans le noir
Te scrutent, te dévisagent, pénible songe
Informe image de leur sillage
Ils déambulent sans pied
Leurs jambes exsangues moi je les connais bien
Ils te passent se lassent t'assujettissent
Tes nuits glissent se suivent leurs sangs s'unissent
Sans saveur ton sauveur effervescente absence
Vous n'existez pas
Vous n'existez pas, vous n'existez pas
Ils profèrent lentement, l'anatomie aqueuse se dessinera
Son ventre se décharge vers le bas
La folie s'écoulant sur ses genoux délicats
Quel sinistre corps, la veuve se pleure d'un organe perdu
Dehors la réalité l'effleure elle chute, se cogne
Maltraite ses yeux suintants, palpe ses lèvres encore chaude
Liquide brûlant, dormir, aspire le suc des dieux, aime-ça
Tu n'existes pas
Tu n'existes pas
Ils te passent se lassent t'assujettissent
Tes nuits glissent se suivent leurs sangs s'unissent
Sans saveur ton sauveur effervescente absence
Vous n'existez pas
Dis moi pourquoi tes yeux s'inondent
Pleure pas tout ça n'existe pas
Dis moi pourquoi ces têtes immondes
Pleure pas ce soir tout ça n'existe pas
Étrange femme murmure à mon oreille
Elle est là, sur moi veille
Ça n'a pas de sens et tout recommence
Leurs danses lascives s'attardent sur toi, touche les ils sont pour toi
Lèche les grands, lèche dedans, aussi vrai que toi ils sont si vivants
Pur sang d'enfant, leurs bouches salivantes avalent les indices
D'une douce torture violente est l'ire, leurs membres tombent
Sur ta fleur à demi morte, ne pleure pas, tu seras toujours la suivante
Tu ne rêves pas !
Rutsah
La vie va et vient, cette masse en action haletante,
Troupeau bestial qui vit son instant, profite du moment;
Je la sens, la devine dans mon réveil obscur,
Seul, mince, un rayon clair parcours la pièce,
Il me dégoute, les cloches sonnent,
Je suis pourtant comme eux.
Je vois ces treize nouvelles heures,
A passer dans ma semence sordide,
Leur songe sophistiqué incarcère lentement,
Mon esprit calciné, divergent.
Je me lève et m'habille, embrasse ma femme et ma fille,
Ma peau diurne me sert un peu,
Le trou quotidien s'ouvre
Sauvez-moi
Je me revois enchainé à ma chaise,
Il allument les feux, les cloches continuent à sonner
J'entends chanter des litanies,
Mes pieds sont réduits en cendres,
Mes muscles craquent, ma moelle et mon sang sifflent,
Ma chair se consume comme du cuir rétrécit,
Deux bâtons desséchés et noircis,
Les os de mes jambes pendent au dessus des flammes
Qui montent, bientôt lapent mes cheveux
Ma tête est une boule de métal en fusion
Mes yeux étincellent puis fondent dans leurs orbites,
Si j'ouvre la bouche, je bois du feu
Si je la ferme le feu est à l'intérieur et pourtant,
Les cloches sonnent toujours
Sauvez-moi
je me situe entre les dernières limites de la partie humaine
Et les frontières de la vie supérieure
Je ne connais pas les heures
Mon Lucifer latent bourdonne à l'ombre de mon ouïe
la tête cornée, chantonne de sombres liturgies
Je ne fuis, je ne puis
Je ne suis pas fou ni loup
J'entends sa révolte luciférienne
Il règne
Il fait route vers le monde depuis que le monde est monde
Je m'exécute à sa voix, il me nomme le sens occulte de son émoi
A sa vue, je vomirais de peur tant son tronc est large et froid
Il supplante ma couche dérobant bible et crucifix
Vers minuit mon esprit se morcelle car je dois défier dieu
Je suis promis à la vie éternelle je fais ces choses tant que je peux
Tant qu'il m'appelle
Je ne connais pas les heures
Mon Lucifer sort du trou, noire lumière
Sa voix bestiale me dicte et m'étreint
Je me fends en deux nous ne faisons plus qu'un
Dans cette lumière, tu seras à moi aux siècles des siècles
Les ténèbres seront les témoins de notre union
Et les foudres du ciel seront nos cierges
Je possède, j'embrase nos étreintes par l'extrême onction
Moi, le fiancé de la perdition
Mon existence dévorée de l'anathème
Aime moi sur l'autel brulant du blasphème x1000
Je vous hais
Sale je vous hais sale
Dieu qu'tu m'as bien habillé et c'est bien appris
Chaque nuit je fais un peu plus sur ton lit
Mais voilà ma culotte saigne encore
Viens décrasser ce corps tout n'est pas sec
Cette odeur c'est quand je reste allongée
Tu ne trouve pas? tu ne sens pas?
J'ai tous mes doigts prends ma main et ne serre pas
Toutes les fois ou grand roi s'est joué de sa reine
J'ai presque rongé mon âme (souviens-toi)
Pour rester dans ces femmes
Celles qui te plaisent, celles que tu baisent
Dis leurs mon nom
Je n'peux plus boire cette eau noire
Tu te toucheras
Pourquoi tu ne viens jamais sur ma tombe
Personne à jamais bête et nauséabonde
Je pense trop
"c'est alors qu'elle s'imagine la pelle s'enfoncer
dans la terre puis dans sa tête"
Violent! et méchant coup a fendu mon être
Dont il ramasse les restes, morceaux ruinés
Dont il se délecte
Je t'ai vu quand tu ne m'as pas reconnue
Chercher tes gestes face au corps que tu as émue
Tu t'obsèdes et t'éloignes de moi
Quoi que tu fuis je resterais sous ton toi
La ou nos deux corps saignent
Un amer goût de fer arrière goût de sang
M'en sortir ça je ne peux plus
As-tu pensé aux âmes et aux s½urs que tu as déçu
Ils me mangent et tu l'aime
Je pleure les saints de te voir sur cette chienne
Sale
C'est cette pute qui m'as tuée
Sale
C'est cette pute qui m'a tuée
Je pourris, pour ça je vous hais
Tombe ne fleurit
Je vous hais, pour ça je tuerais
L'instant sourd
Soupe de sang, je bois et déguste mes dents
Ce soir mon corps stupide est ivre
Mes jeux violents ne conviennent plus
La reine insouciante et pervertie par l'immondice
Et la caricature, embrasse les ténèbres
Et crie à la lumière
Je ne peux plus marcher avec toi alors
Glisse toi dans ma bouche et je te changerais en pouce,
Changerais ta couche
Elle participe à la souplesse, oh l'infâme trahison
Soleil brûle ses jeunes ailes pour qu'il reste vivre en moi
Un bout de toi, partie de moi, je ne pense qu'a ça
J'implore la secousse, refuse la fusion, l'ultime fin
Empêchant l'horreur
De cet orifice tu tisses tes erreurs, elle si douce l'autre si sale
Pourquoi en porter son mal
Poupon de chair, j'attends
La peau, le crâne, les os
Bouton d'ovaire se défend
Encore moi je pense à ce qui va éclore
J'ai tranché la tête de l'avorteuse, vampire psychique
Elle était si malheureuse, vampire psychique
En grande léthargie de l'âme, vampire psychique
Comprends sa chance, cette garce te suce l'esprit
Embrassait le gros abdomen
Si tu savais comme je l'aime
Si tu savais comme je l'aime
C'est mes abîmes que je sublime
J'ai si peur de le perdre que j'ai vomi ma vie dans la sienne
J'ai puni mon c½ur par le feu de la géhenne
Entre deux nausées: l'instant sourd
Simiesque
L'idée, décharnons nos pantins
Nos poupées et autres jouets
Le temps d'un souffle court
Qui nous satisfait.
Plaie
Ces singes grandioses, féroces
Forment la ronde.
A grosses gouttes,
J'ai bu le lait des mères
Vu les cloches amères
Fondre, macabres, s'accaparent
Notre ère, comme un homme sincère.
Je suis un être parfait, modelé, apprivoisé
Je ne sais pas marcher ni me rappeler de qui tu es
Je ne vous parlerais plus les mots m'éventrent soudain
L'odeur m'égorge et le silence m'appartient
M'égorge , en silence.
Le vide suinte le jasmin à même nos vagins
J'ai rêvé si peu ,pensé si peu
Que ma tête tournée vers les cieux
J'aurais surpris mes yeux perler, se saler,
Les trahis seront bien gardés,
Nous voilà esclaves
Esclaves
Quiste humain propose à monde utérin,
Nécroses de cendres,
Préparant chaque bouche à cadavre
Chaque souche en esclaves
Convives d'instants
Dévorés d'élégies jalousives
ressaisis d'hérésies plaintives
être d'un moment, pense à sa vie irréfléchie
Champs amniotiques accélèrent l'envie frénétique
De frôler, de palper, l'égoïsme
Philistins, philistines, nos rires deviennent échos
Notre pas est lourd, sourd
Jugez de votre peau; le soleil, parait bien plus cruel
Nous fermons les yeux.
Ailleurs c'est ici
Je digère un passé étiolé, ce monstre athé rêve maintenant
Le sang fatigué, je me rends vers les seins
Nos vies au creux des mains, je balbutie d'effroi
Et tout me manque à l'instant; d'instinct
Le mal s'obtient par le corps
Et j'égaye mes plaies sablées
L'hôte souffrait que ton être se refuse à son poste
Je feindrais ma mort pour que tu me prennes dans ton exode
Je me suis perdue au printemps de la vie
Tant pis je t'en remercie de tout c½ur
la faim au ventre je t'étouffe de mes bras
Te prouve mon ardeur
Tu manques à mes tissus sans chaleur
Regarde, regarde
Jeunesse se passe
Je suis venue te dire à un moment
D'égard, mégarde
Ma vie faite de toi et moi
Je nous aime à présent
Amour secret d'alcôve, nous sommes tous comme des fauves
Il est temps que mes dragons viscéraux te détournent de nos vautours
Tours à tours ils s'égarent
On se lâche
Ton fantôme rode, me hante
Autour de l'aube on nous attend
Nos visages anguleux, fébriles se détériorent
Nos cages cutanées, granuleuses élaborent une effraction à nos règles
Aussi bas qu'est le mutisme du prêtre, j'ai pris la parole à mon être
Regarde, regarde
Jeunesse se lasse
Je prie l'élue de vivre tes moments
Blafards, bavarde
Confesse ses taches
Dans nos veines s'écoule le même sang
Regarde
Dans nos veines s'écoule le même sang
Sommes nous heureux ici et maintenant
Seras-tu là pour l'entendre
Sommes nous heureux ici et maintenant
Seras-tu là pour m'attendre
Seras-tu là , on aura bientôt plus le temps
Je me parle ou presque
Comme si c'était toi
Possédant mon moi tu y vois plus clair
Je suis l'est et l'ouest, toi le nord et le sud
Rends toi sans mesure
Que le temps me semble beau
L'humain sent si bon
Que les cieux me semblent chaud
Demain est si loin
Mon univers un paradis
Que le temps me semble beau
L'humain sent si bon
Que les cieux me semblent chaud
Demain est si loin
Ailleurs c'est ici
Avec toi ailleurs c'est ici, avec toi ailleurs c'est ici
Je nous aime à présent
Elle s'endort
Tu as nourrit ta plainte machinale
Mécanique tu souffres quand tu avales
Tu t'ennuis tu t'ennivres langueur
Mange un ange au coeur qui t'écoeure
Ils passent aveugles abiment ton corps mou
Ils tournent sur eux même ils deviennent fou
Façonnes et pardonnes l'animal
Pour juste désapprendre ce mal
Ils deviennent fou
Elle s'endort
Ne voulait pas de ce corps
Leurs vies cassent, lâche
Ce soir trouve dans son corps juste une impasse
Lâche!
Le vent tourne comme ta tête bleue si lourde
L'heure s'enroule, la minute passe son tour
Ils chantent et râlent, les entends-tu?
L'un deux lèche tes veines, les manges et tu te tues
Oui, non la mort t'a vu
Un regard souille ta vertu
Les mânes se souviennent; ton ange s'est perdue
Elle s'endort
Ne voulait plus de ce sort
L'envie passe, lâche
Chaque fois que tu l'ignore elle reprend sa place
Lâche!
Les entends-tu?
Tes bras manquent
Tu voudrais comprendre
Quand la mort s'en mêle
Mon enfant me laisse
Son absence me blesse
Maman voudrait bien
Maman voudrait te donner son corps
Pour sentir un peu plus ta mort
Je veux partir à mon tour mon amour
Chaque fois plus prés de toi
Je serais là quand la douleur reprendra
Maman t'implore
En vain tu ne dis plus rien pour ne pas dire que tu t'en vas
Maman t'adore
Maman t'implore
Maman t'adore
Maman t'adore
4° Album (2007) : Tératologie
Bulimiarexia
Fièvre abdominale, punition asexuée.
J'édulcore la beauté par mes tubes et dédales.
Désastre corporel, frénésie polyphagique.
Joue, commande l'égout névrotique.
Incube interne, arbitre prévoit, se vide pour moi.
Bienvenue dans ma bacchanale.
Nourrissage hyperphage.
Bulimiarexia bulimia nervosa.
Le sang colle autant de fois que tu y vas.
Délivre-toi de ce poids avec tes doigts.
Tu ne t'arrêteras pas.
Telle est cette loi, je la connais.
C'est celle que tu bois et c'est celle qui te noie.
Pour la dernière fois.
Succube externe dévisse, éventre, desserre.
Pots, paquets, couvercles, il ne choisit pas.
Il les aime tous voilà !
Il a faim d'avoir faim.
L'outremangeur.
Bulimiarexia bulimia nervosa.
Le vent tourne autant de fois que tu t'en vas.
Délivre-moi de ces voix, de ce convoi.
Il ne s'arrêtera pas.
Qui vous envoie, je ne connais pas.
Celui que je bois et celui qui me noie.
Pour ma dernière fois.
Tes fins doigts dans la bouche.
Ces spasmes qui te soufflent.
Les mains du bonheur.
Je vois que tu souffres.
Et par poignées tu les perds.
Essaie de lui dire.
Essaie de survivre.
Essaie de ...
Essaie de lui dire qu'il n'est pas trop tard.
Essaie de lui dire qu'il n'est pas trop tard.
Bulimia nervosa et par poignées tu les perds.
Bulimia nervosa seul reste ce goût amer.
Bulimia nervosa bulimiarexia.
Succube externe dévisse, éventre, déserts.
Pots, paquets, couvercles, il ne choisit pas.
Il les aime tous voilà !
Il a faim d'avoir faim.
L'outremangeur.
Ondine
Ondine aime boire à sa rivière génitale.
Ondine erre sous les frontières coprophages.
Coronelle antifusionnelle, tourniquet détourné.
Nourris-toi du copros, génie des eaux perverses.
Madame dresse ses mâles androzoones.
Elle est bestiale, elle selle son idéal.
Inflammation psychiatrique.
Pour partenaires paraphiles.
Et endommagés, émétophiles.
Coïtus interruptus, Coïtus interruptus.
Forceps anal, domination du sacrum.
Forcer le sal, l'enfant fécalome, traduction du bassin.
Secret fécal.
Déteste-la, elle aime ça, elle te nettoie.
Ne triche pas, bois ce qu'elle t'envoie.
Vaseux bouillon de fond, caverneuse écume de honte.
Le délice monte, détends ton supplice de différence.
Vomis dans ses cuisses, rend ce que tu manges.
NaOCl
Verse le sirop de javel comme une prise habituelle.
Aseptique soldat s'en mêle, corrode en caresse.
Et sans trop d'eau, j'en raffole.
Je ne suis pas folle.
Et si cette peau que je pelle n'était pas réelle ?
Alors, j'ai mangé les vers qui rampaient dans les selles.
Régurgité mes cheveux déracinés par les n½uds.
Javeline est fille éternelle.
Ma maîtresse rythme la prophylaxie de mon cerveau de miel.
Cuivre ma peau et cendre mes nuits en four sexuel...sexuel.
Menstruelle, Noctuelle.
Ma sextine est l'arcane de ma sombre gélatine.
Méninges avancées à l'anosmie anorganique.
Mon église primitive est encore une chimère alcaline.
Javeline est infravie, salope.
Javeline est acéphalie, salope.
Mon porte-mort émétique complote.
Salope !
Regardez-là !
Celle-là traîne ses glaires dans ses culottes tièdes.
Cette putain de tuyau utérin malaxe son saphisme de porcine.
Pas deux fois, pas cette fois, moi, sénescente.
Jamais tu ne me reprendras.
Maman mon c½ur voudrait cette nuit s'arrêter.
Les feuilles et la terre gèlent au fond du lit à mes pieds.
C'est eux !
De leurs mains sales, ils pétrissent, calcinent, tranchent ma peau.
Pissent dans mon lit aux souvenirs poupons.
Cette odeur d'enfant flottant dans mes yeux qu'ils dînent.
Exalte leur appétit de spectacle à l'aspect chiffon.
Ce cénacle suce et gratte mes phalanges.
Comme une nourriture des anges.
Je ne veux pas partir seule...
Tératologie
Parle-moi encore, je sais ce que tu aimes faire de moi.
Déforme-moi, dévore l'assassin prétorien assoiffé par mon vin.
Viens coucher ma tête fauchée, termine ton effort.
Travaille ton sang à ma sueur mêlée.
N'oublie jamais la saveur de l'horreur sous mes dents.
N'oublie jamais que le corps n'oublie jamais.
Tu m'as vendue clouée, usée.
Tu te souviendras de moi.
J'achèverai ta plaie, l'odeur de ta peur me ment.
Les carcasses ici s'amassent, collection organique.
Les murmures manipulent les dérèglements anatomiques.
Quelle claire anthropophanie.
De curieuses tortures réinventent la genèse du corps.
Nourris pas nous.
Les bêtes pendues, protomés humains à l'âme tendue.
Ils savent déjà tout.
Vident la gueule de leurs chiennes pour boucher la mienne.
J'ai là quatre autres langues pour dire tout ce que je sais.
Tout ce que je saigne.
N'oublie jamais la saveur de l'horreur sous mes dents.
N'oublie jamais que le corps n'oublie jamais.
Tu m'as vendue clouée, usée.
Tu te souviendras de moi.
On te rappellera ce que tu nous as fait et comment tu l'as fait.
Nos crânes, couvercles amovibles, coulisses de l'après.
L'½il imprévisible moi, métastable Mandrill au visage d'argile.
Maintenant je sais.
Je sais qui tu es.
Tu sais qui tu es.
Tu sais qui tuer.
Tératologie morphologique.
Monstruosité fixée.
N'oublie jamais que le corps n'oublie jamais.
Tu m'as pendue tournée, cordée, je reviendrai hurler.
Ma honte, vomir ta tombe de nuages emplis de feu de carnage.
Pour que plus jamais ta mort ne te repose.
J'attends la gueule béante ma folie salivante.
La chaleur de ton c½ur sous ma langue, apparaît ton vrai visage.
Je te hais, je te hais, JE TE HAIS, je te hais puisqu'on se connaît, puisqu'on se connaît, puisqu'on se connaît.
V.I.T.R.I.O.L
Tes cris se hachent, ta vie se gâche à sucer l'ennemi.
J'ai peur de tomber pour ne plus jamais me relever.
J'ai peur de toujours te haïr et ma vie passe, je n'ai pas guérie.
Tu vois, je me lasse.
Fatiguée de t'entendre me dire comment vivre.
Fatiguées de porter ces sacs vides.
Fatiguée d'écouter parler ces gens qui s'ennuient.
Fatiguée d'écouter ces gens qui envient.
Fatiguée d'écouter ces gens, je devrais m'allonger.
J'ai peur de dormir et ne plus jamais me réveiller.
J'ai peur de chaque soir, devoir encore y croire.
Des pleurs de panique, visage poncé.
Terreur en heure creuse, chaque jour me semble un peu plus court.
Chaque minute inutile, chaque jour me coulé plus profond qu'il me soûle.
Je n'ai plus le temps.
Ruine et couds nos c½urs déchirés, mutilés par tes soins.
Je n'aurais jamais, jamais pensé t'abîmer, renoncer.
J'abandonne, mes bras lâchent de te voir tellement vrai, tellement toi.
Prête à tout perdre pour garder ta chimère, son fantôme.
Je me hais, je me suis trompée.
J'irais trouver ma force dans la haine que tu allaites.
Coller mes mains sur ton c½ur de ranc½ur.
En extraire l'âcre suicide.
Serrer mes poings sur ton c½ur de ranc½ur.
En vider l'âpre liquide d'humeur.
Défigurée d'acrimonie facile, te voilà laide de vivre.
Affamée de souhaits, trop d'appétits.
D'excitation hostile, te voilà raide, avide, affalée.
Trop d'appétits ma fille, je pourrais bien finir par te faire vomir.
Encore combien d'années, combien de temps.
Rien ne sera plus jamais comme avant.
Combien de fois au fond de toi, combien de fois.
Ta vérité ma détestée.
Rien ne sera plus comme avant.
Hydracombustio
Carole, je me souviens de toi, poupée brûlée, poupée gâchée.
Ta robe colle à ta peau qui coule sur tes os nécrosés.
Les pâtes de chair s'épluchent.
Les mues boutonnent nos muscles.
En attendant les mouches.
J'ai bien ouvert ma bouche.
Avalé tout le souffre.
Poupée giflée, poupée sanglée, ½dème greffé, tissus cendrés.
J'ai mal maman, mon corps tremble.
Carole quand tu m'envies je me défais je sais, le mal se tait.
Je me détruis nos douleurs rassasiées d'exsudation plasmatique.
Carole veut jouer aux carbonisés.
Amorçons la descente, l'eau assassine s'enroule de détente.
Autour de ma cuisse braise l'écorce ardente.
Carole, l'eau fixe le nylon, mon corps tremble je sais, le mal se tait.
Carole veut jouer je sais le mal se tait Carole veut jouer.
L'eau fixe le nylon sur nos carnations.
Pendent les desquamations.
Donne moi ton âge, donne moi ton âge, donne moi ton âge, donne moi ton âge je ne l'oublierais plus.
Donne moi ton âge je ne me plaindrais plus.
Donne moi ton âge, donne moi ton âge.
Donne moi tes mains je ne te fuirai plus.
L'entière pellicule de ton être a fondu sur cette banquette.
Anaplastie du cuir de ta tête sur ton pâle visage de fillette.
Comme une bête, elle est incomplète.
Tes cheveux repoussent toujours.
Mais sur tes joues.
Les pâtes de chair s'épluchent.
Les mues boutonnent nos muscles.
En attendant les mouches.
Les pâtes de chair s'épluchent.
Les mues boutonnent nos muscles.
En attendant les mouches.
J'ai bien ouvert ma bouche, avalé tout le souffre.
J'ai six ans, mes pansements pourrissent.
Gorgés de sang.
Mais qui nous fait ça ?
Que tombe ma jambe je sais le mal se tait.
Atavhystérie
Papa nous emmèneras là où tu couches.
Papa nous emmènera là où tu pousses.
Papa nous emmènera là où tu souffres.
Pars pas sans moi, antimoral ne m'oublie pas.
Ne m'efface pas, dormir à côté de toi, pardonne-moi.
Aliénée, l'aliment des sangs, l'imbuvable embryon.
Lutéale, ton c½ur te fait souffrir, va défaillir.
Alitée, maintiens le plafond, le broyeur.
Alésée, consultée, l'amas de corps à l'intérieur.
Allaiter l'immangeable avorton, l'alléger de bonheur.
Annihiler le désir d'enfant revient souvent.
Annuler l'accouchée déjà maman.
L'éternel orage.
Intemporelle visite de ta chambre vide, je t'aime, je t'aime tout reste vide.
Intemporelle visite de ta chambre vide, je t'aime, je t'aime tu restes vide.
Aliénée, l'aliment des sangs, l'imbuvable embryon vomit du vent.
Corps axial veut des rêves axéniques avoués.
Maladie chronique, miroir hystérique, malade hystérique.
L'oocyte aussitôt couvé je ne me souviens plus.
Maladie chronique, miroir hystérique.
L'endémie f½tale rythmée, donnée par ses flux.
Malade hystérique mirage axénique maladie chronique.
Et l'étrange souffrance fore nos c½urs de rechute.
Miroir hystérique malaise endémique maladie chronique.
L'atavale obsession les dérange, l'abnégation perdure.
Mirage axénique miroir hystérique malade hystérique.
Ton mal est le mien, je te l'ai acheté de moitié pour que tu souffres moins.
Cette peur de vivre nous punit dans l'imaginaire.
Leurrant la peur de l'autre, souvent l'ennui profond nous terre.
D'une naissance arrive la mort alors tu vois mourir, mourir.
Alors tu vois, mourir ne s'apprend pas.
Ileùs Matricis
Mes chairs internes digèrent ces peuplades ichtyophages.
Ma peau arrachée, mes os aiguisés, ma tête fuselée.
Réduites d'arêtes parfaites.
Je hais ces poissons qui me mènent vers le fond.
De bile en phlegmon, je tiens ma folie bâillonnée sous ma vie.
Sous mon lit traîne les furies. Je sais que j'empire, je sais qui je suis.
Putain de chienne, enceinte de la haine.
Renifle ce goût infect qui traîne, miel organique.
Pourriture sucrée, nourrie, engorgée d'une crème psychiatrique.
Déshabille le chaos inaudible de sa peau réversible.
Ma faim excessive.
Ce venin fuit dans mes tuyaux graisseux qui toussent.
Regarde moi, salope, vomir, salope, m'assouvir, salope.
Regarde-moi, salope.
Ces demi lionnes aboient leurs pannes.
Vomissent leur vide, leur extrait de suicide.
Parfaite ascension d'une fascination.
Mon corps qui dort.
Ileùs Térébelle
Crève leurs yeux d'un seul coup de dent.
Leurs ventres au fond des cuisses humaines.
J'ai tellement faim que j'ai bouffé leur queue.
Sucé leurs c½ur, ne pas nourrir le baigneur.
Ouvre la boîte à cervelle, celle qui s'écrase sous ta semelle.
Traque mon animal, l'insecte qui m'appelle.
Vers mon intestin frêle.
Sans matière qui s'emmêle, qui macère.
Debout dans les égouts, je me dégoute.
Perpétuelle déglutition à vide, laisse-moi vomir.
Je visite mon piège qui dort, mon carnivore.
Nébuleux voyage, je berce mon naufrage, ce souffle froid anorexique.
Ravive ma peur, ma puanteur boulimique.
Elle rapporte les tombes, les mouches espionnent, abrègent.
Ce lent parcours en silence escortant le temps, mon compte à rebours.
Je suis malade à ton image, l'eau sèche, incommuable.
Je suis malade comme toutes ces...
Femmes, femmes opaques, femmes barbares.
Femmes opaques, femmes, femmes barbares, femmes.
Ma génuflexion, l'extrême perfection.
Perfection, femmes, femmes, ma génuflexion.
Holocauste à Trois Temps
Balayant les membres amants, ces corps maigres affamés.
Préféraient la douleur à la mort.
Courtisane de l'enfer aux sabots de la bête.
Ma bouche sèche au travail du feu et de leur dieu.
Ecorce de chair au cuir percé.
Ces fosses humaines célèbrent les nouveaux ponts des cités mortes.
Suis les pas de la bête.
Aux invariables messes.
D'un carnassier d'espèces.
En carnage de nos chairs.
Visages sans lèvres dégorgent en nos têtes.
Croque le cou des vivants, insiste au sabbat.
L'incestueux ébat dilaté d'indécence.
J'ai vendu mes organes mes voraces membranes.
Ont trahi mon voyage.
Je finance mon retour coupant la viande des sourds.
Ces enfants me hantent.
Comment rentrer, comment rentrer.
Empourprés de restes d'êtres, holocauste à trois temps.
Rythmique de la bête.
Valser six pieds sous mère, six pieds sous terre.
Eventrer la mère.
Suis les pas de la bête.
Aux invariables messes.
D'un carnassier d'espèces.
En carnage de nos chairs.
Elle détient.
L'origine du pêché en secret.
Visages sans lèvres dégorgent en nos têtes.
Croque le cou des vivants, insiste au sabbat.
L'incestueux ébat dilaté d'indécence.
D'une dune méphitique.
Rythmique de la bête.
Holocauste à trois temps rythmique de la bête.
Rêve, viol, saigne, rêve, viol, rêve, saigne, crève, viol, rêve, viol, saigne, crève.
En trois temps, rythmique de la bête.
Il pleut du sang, ces gens s'abreuvent de funestes torrents.
Les seigneurs déterrent leurs hommes des immuables siestes.
La famine en ivresse perdue en cercle de culte.
Hache, dépièce leurs muscles en mousse de luxe.
La folie étranglée.
Moi je m'éveille.
Animaexhalare
J'aurais dû ressentir la détresse dans ta chute, ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit.
Je comprends, ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers moi.
Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris.
Une odeur de chair se dispute au parfum, prend possession de l'air.
Violemment aspiré par ce trou béant, il me regarde, atone, et me lance « maintenant ou jamais ».
Tous ces mots que nous n'avons jamais pu dire s'échangèrent dans le silence par les regards de nos deux êtres fissurés.
Doux moment, douce maman...
Sans faiblir, l'animadversion alimentait ce désir furieux de contempler enfin un spectacle commun.
Maintes fois, j'ai écrit un scénario implacable.
Chaque soir l'habit du malheur s'ajustait, inavouable.
Le temps, son ½uvre, ne laisse de ces sombres heures que des flashs intercalaires de cet enfer effrayant qui nous brisa tous.
Des flots d'éthanol corrosif brûlaient tes choix, voilà ce qu'il me reste de toi, une lente lumière chaude d'un soleil froid, ces rares instants profonds de communion voilant l'inévitable destruction.
Longtemps il n'est resté des ténèbres qu'une envie impatiente de partir, de grandir abandonner l'antre imprégnée de fumée, baignée d'alcool, briser les chaînes du passé, créer l'irréel.
Mon idéal viscéral perdu dans les abysses d'une obscurité absolue ces doux accords dissonants de mélancolie, stridents, exhumèrent mon cadavre de l'ennui.
Nu face au monde, l'asphyxie paraît naturelle, artérielle.
Les âges peuvent courir, l'expérience nourrir, les ressentiments pourrir, les textures atonales et le temps donnent une chance de guérir.
L'insecte qui pullule, grignoteur de cellules, engraissé par l'abus, menaçant de mille somations, te dévora.
Emprisonné dans ta gorge, la bête affamée se referma.
Te voilà maintenant parmi les nôtres, ma mère bienveillante, apaisée aux côtés de ceux qui nous construisent.
Engrandissent, ceux qui nous ont appris à dominer cette sinistre folie atavique qui nous étreint toi et moi.
Nous n'aurons pu faire connaissance que sur la fin, ces dernières heures muettes avant le départ, gorgées de sourires délicats, d'attention, ces souffles de compréhension ont gravé à jamais ma mémoire.
Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça, c'est si dur, ça me manque.
Liquide éphémère
Où vont-elles ? Toutes ces âmes.
Ombres et air de retraite.
Souffleur d'éther, vapeur sur mer.
Douleur d'essence, éteins celle qui danse.
Celle qui gèlent le vent, ouvre et quitte le temps.
Je désire acheter le ciel.
Sans que vos dieux me prennent.
Mais mon c½ur reste en hiver.
Oh j'ai oublié peut-être.
Vos visages de poussières.
Vous me manquez.
Où vont-ils ? Ces enfants violemment grands.
Ces noyaux ardents.
Souffrent-ils de flâner à jamais.
Dans les déserts soulagés.
Passagers de la terre au liquide éphémère.
Déguste-toi car ici tu ne vivras qu'une fois.
Je désire acheter le ciel.
Sans que vos dieux me prennent.
Mais mon c½ur reste en hiver.
Oh j'ai oublié peut-être.
Vos visages de poussières.
Vous me manquez.
